Une pension est une promesse. La promesse d'une retraite sûre après une vie de dur labeur. Mais les gens qui gouvernent l'OMERS — les membres du OMERS Sponsors Board — menacent de rompre cette promesse en apportant des changements radicaux à votre régime de retraite OMERS.

Plus tôt cette année, les dirigeants de l'OMERS ont entrepris un examen exhaustif du régime et proposé quelques changements importants.

Visitez OurOMERS.ca et envoyez une lettre aux membres de la Société de promotion OMERS pour les exhorter à voter NON à des changements qui priveront les travailleurs de leurs avantages.

Que propose l'OMERS ?

  1. Mettre fin aux dispositions de retraite anticipée

    Situation actuelle : Si votre âge normal de retraite (ANR) est de 65 ans, vous pouvez prendre votre retraite et toucher des prestations de retraite complètes dès l'âge de 55 ans après avoir travaillé au moins 30 ans ou lorsque votre âge et vos années de service totalisent 90 ans.

    Changement proposé : Vous n'aurez pas le droit de prendre votre retraite avec pleine pension avant l'âge de 60 ans sans encourir de lourdes pénalités.

    Plus vous serez loin de l'âge de 55 ans lorsque les changements entreront en vigueur, plus l'impact sera important et plus vous devrez travailler longtemps pour les éviter.


  2. Prestations réduites

    Situation actuelle : Le montant de votre pension est calculé en multipliant vos années de service par un taux d'accumulation de 1 325 % pour les salaires allant jusqu'à 55 300 $ (le maximum actuel des gains annuels ouvrant droit à pension — MAGADP) et de 2 % pour les salaires supérieurs à ce montant.

    Changement proposé : Le salaire de base sera augmenté de 14 %, de sorte que vous devrez gagner 63 042 $ avant que le taux d'accumulation de 2 % s'applique.


  3. Élimination de l'indexation garantie

    Situation actuelle : Votre pension est indexée de sorte qu'elle ne perd pas de terrain par rapport à l'inflation. À mesure que l'inflation augmente, vos prestations augmentent aussi.

    Changement proposé : Éliminer l'indexation garantie après 2025 et passer à « l'indexation conditionnelle », ce qui signifie que votre pension n'augmentera pas automatiquement avec l'inflation après 2025.

    À elle seule, cette mesure mettra en péril la sécurité de votre revenu de retraite, car vous verrez votre pension perdre du terrain par rapport à l'inflation pendant chacune des années où vous devriez profiter des retombées d'une vie de dur labeur et de vos efforts pour vous construire une retraite sécuritaire.

La chasse aux mythes OMERS

MYTHE 1 : « Nous devons éliminer l'indexation garantie pour nous assurer que le régime demeure viable. »

RÉALITÉ : Aujourd'hui, votre pension est indexée de sorte qu'elle ne perd pas de terrain par rapport à l'inflation. À mesure que l'inflation augmente, vos prestations augmentent aussi. Si OMERS obtient ce qu'il veut, le régime de retraite devrait répondre à des conditions précises — à déterminer plus tard — avant que votre pension ne soit indexée.

On prétend devoir procéder ainsi pour protéger la santé du régime. C'est faux.

Vous souvenez-vous de 2008, le plus grand krach économique depuis la Grande Crise ? L'OMERS, comme tous les autres régimes de retraite, a été durement touché. Il a toutefois su rebondir et s'est complètement rétabli depuis. Il a dépassé tous ses objectifs, tout en garantissant aux membres une indexation.

En décembre 2017, l'OMERS était capitalisé à 100,6 %. Le régime de retraite OMERS est dans une excellente situation financière, bien meilleure qu'en 2008.

OMERS peut se permettre de garantir la valeur de votre pension contre l'inflation.

MYTHE 2 : « Je peux encore prendre retraite à 55. »

RÉALITÉ : Oui, vous pouvez prendre retraite à n'importe quel temps, mais mettre fin aux dispositions de retraite anticipée signifiera que vous n'aurez pas le droit de prendre votre retraite avec pleine pension avant l'âge de 60 ans sans encourir de lourdes pénalités.

Prenons l'exemple d'un membre qui prévoit prendre sa retraite le 31 décembre 2022, lorsqu'il aura atteint ses 30 années de service. Selon les changements proposés, le membre devra maintenant travailler cinq années de plus (jusqu'en 2027 et à 60 ans) pour prendre sa retraite avec pleines prestations.

Si le membre s'en tient à son plan de prendre sa retraite à 55 ans en 2022, les années comprises entre 55 et 65 ans seront assujetties à une pénalité qui réduira ses prestations de 50 % pour ces années (5 % pour chaque année précédant l'ANR). Il s'agit d'une réduction énorme et d'une grande somme d'argent dont le membre sera privé pour assurer sa sécurité financière à la retraite.

Plus vous serez loin de l'âge de 55 ans lorsque les changements entreront en vigueur, plus l'impact sera important et plus vous devrez travailler longtemps pour les éviter.

MYTHE 3 : « L'indexation conditionnelle n'aura pas une grande incidence. »

RÉALITÉ : Le plan du régime OMERS visant à remplacer l'indexation garantie par une indexation conditionnelle réduira considérablement vos prestations.

Au lieu que la valeur de votre pension suive l'inflation, les dirigeants d'OMERS vont rendre l'indexation « conditionnelle » au fait que le régime remplisse certaines conditions. Ces conditions n'ont pas encore été dévoilées, mais dans leur webinaire en ligne, on envisage comme condition potentielle d'indexation que le régime soit capitalisé à 105 %.

Or, l'OMERS n'a pas été capitalisé à hauteur de 105 % depuis 2002. Cela signifie donc que si cette condition était déjà en place et que vous aviez pris votre retraite en 2003, votre pension n'aurait jamais été indexée à l'inflation et ne l'aurait probablement pas été avant des années. Sans indexation, vous toucheriez aujourd'hui 16 474 $ de moins par année qu'avec l'indexation ; vous auriez ainsi perdu 118 226 $ au total*. C'est énorme, comme incidence !

Pour ceux d'entre nous qui comptent sur la promesse de notre pension pour notre retraite, l'indexation conditionnelle signifie moins de sécurité et des prestations réduites.

Dites à OMERS que l'indexation conditionnelle aura des répercussions importantes sur vous et votre famille. Rendez-vous sur OurOMERS.ca.


* Basé sur un revenu moyen sur cinq ans de 90 000 $ et 35 années de service.

MYTHE 4 : « OMERS propose des changements importants uniquement parce que les responsables s'inquiètent de la sécurité de votre retraite. »

RÉALITÉ : En fait, il s'agit d'économiser l'argent de votre employeur.

L'OMERS n'est pas le seul à participer à cette campagne visant à modifier votre pension. Il a trouvé un partenaire utile en votre employeur : le MEPCO (Municipal Employer Pension Center of Ontario), une société à but non lucratif, financée uniquement par l'AMO (l'Association des municipalités de l'Ontario). La seule raison derrière l'existence du MEPCO est de servir les intérêts des employeurs auprès d'OMERS. Son site Web indique que sa fonction est de conseiller OMERS, notamment :

  • fournissant des conseils, des outils, des conseils actuariels et juridiques professionnels sur la conception, la capitalisation, la croissance et d'autres questions;
  • analysant l'incidence des questions de régime de retraite sur les employeurs municipaux;
  • élaborant les propositions de modification particulières au régime OMERS.

Vous avez peut-être remarqué qu'OMERS et MEPCO dépensent beaucoup de ressources et donne beaucoup d'information pour justifier les réductions de votre pension. Avez-vous également remarqué qu'ils disent les mêmes choses, presque mot à mot?

Ce n'est pas une coïncidence : ils ont un tous deux intérêt à maintenir vos pensions à un niveau plus bas pour économiser de l'argent.

Donc, essentiellement, votre employeur a mis sur pied toute une organisation, financée par vos impôts, pour influencer OMERS dans la gestion de votre pension.

Les changements qu'OMERS tente d'apporter ne visent pas à rendre le régime plus sûr pour protéger votre avenir. C'est pour faire économiser de l'argent à votre employeur.

Dites aux dirigeants d'OMERS de tenir la promesse qu'ils vous ont faite de vous assurer une pension — rendez-vous sur le site OurOMERS.ca